Intitulé du Programme

Projet d’accompagnement Technique et logistique du programme national Ecole, village et centre de santé assaini en Zone de santé de VUHOVI, Chefferie des Bashu, Territoire de Beni, Province du Nord-Kivu

Informations relatives au programme Durée : 12 Mois.

Lieu : Zone de santé de Vuhovi.

Territoire de Beni 

Nord-Kivu

République Démocratique du Congo.

Partenaire/Bailleur UNICEF
Budget 718 745$

Unicef: 550 679$

CEPROSSAN: 137 720$

Communauté: 30 346$

Contexte

L’accès à l’eau potable en République Démocratique du Congo reste un problème de santé publique. Au moins 30 million de personnes (hommes, femmes et enfants) n’ont pas accès à l’eau potable et 35 millions d’entre eux vivent dans un environnement insalubre (MICS 2010). A cela s’ajoute les conditions d’hygiène très médiocres entrainant la mort des milliers de Congolais. Comme réponse à cette crise, le gouvernement congolais a mis sur pied le Programme National Village et École Assainis. Ce programme vise à accroitre la couverture rurale en matière d’approvisionnement en eau potable, hygiène et assainissement.

Selon l’enquête EDS 2014, moins de la moitié de la population du Nord-Kivu (44%) consomme de l’eau issue d’une source améliorée, ce taux d’accès est inférieur à la moyenne nationale (48%). L’eau consommée par la population du Nord-Kivu provient essentiellement des sources non protégées (18%), des sources protégées (31%) et de l’eau de surface provenant du fleuve et d’autres rivières (11%) (EDS 2014). Le potentiel d’aménagement de source améliorée est limité dans certaines parties du Nord-Kivu, nécessitant l’exploitation des systèmes plus complexes, comme les addictions gravitaires et l’exploitation des eaux souterraines.

Seulement 14% de la population utilise des installations sanitaires améliorées contre une moyenne nationale de 21,2%. Les toilettes les plus utilisées sont des trous ouverts (47,9%). Par ailleurs, il y a 4,3% de la population du Nord-Kivu qui n’utilisent pas de toilettes et donc défèquent a l’air libre. (EDS 2014)

La province du Nord-Kivu se caractérise par un accès difficile due au mauvais état des routes et aux traversées difficiles des cours d’eau. Toutefois, le gouvernement provincial fournit des gros efforts pour la réhabilitation des routes de desserte agricole et d’accès dans les zones rurales. Mais leur nombre reste toujours très réduit. Le nombre encore remarquable des zones avec accès difficile engendre une augmentation des coûts logistiques et des coûts de matériaux de construction. Bien qu’il ya ait des activités EHA dans les zones rurales du Nord-Kivu réalisées par les acteurs de mise en œuvre, le nombre des zones de santé rurales non encore couvertes par les activités EHA reste encore important. En contrepartie, la population est très enthousiaste et s’approprie facilement ce programme.

Le projet-ci ne couvre que la ZS Vuhovi, situées dans le territoire de Beni, chefferie de Bashu.

Ce projet couvre 30 villages répartis dans 4 AS de Bunyuka, Kibwe, Vuhovi et Lulinda pour une population de 32878 personnes dont 4177 femmes, 25717 enfants et 2984 hommes.

Selon le rapport épidémiologique publié par le SNIS au Nord-Kivu au premier trimètre 2016, pour cette  zone de santé, les maladies d’origine hydrique dont  la diarrhée  chez les enfants de moins de 5 ans sont parmi les plus grandes pathologies signalées au sein de la zone.

Le développement du projet village et école assaini dans cette zone est une réponse durable à la réduction de ces maladies par l’amélioration de l’accès à l’eau potable, l’amélioration de l’assainissement sanitaire, familiale et publique, et la promotion des règles élémentaire de l ‘hygiène au sein des communautés.

Intégration du Genre

L’intégration de l’approche Genre dans différentes activités a constitué déjà un espoir pour encourager l’équité entre les sexes. Dans l’organisation des différentes formations nous avons tenu compte de la représentation égale des sexes, non seulement en équilibrant les effectifs selon les sexes mais aussi en permettant aux uns et aux autres d’avoir une prise de conscience ainsi que la liberté d’expression favorisant leur potentiel décisionnel.

Lors de la constitution des comités, Les candidatures féminines ont été plus encouragées pour le respect de Genre. Dans les comités, toutes les communautés ethniques ont été représentées ainsi que la part de la participation des femmes qui a été évaluée de 50 à 60% dans le comité car les expériences ont prouvé que, les activités du programme VEA réussissent toujours en impliquant les femmes surtout en leur confiant des postes décisionnels comme la présidence, la trésorerie, hygiéniste, etc.

CEPROSSAN a   tenu aussi compte du genre dans le recrutement de son personnel sans distinction de religion, affiliation tribale, sexe afin de donner une chance égale à la femme et à l’homme. Pour les travaux rémunérés, les femmes ont fait partie de la mise en oeuvre des actvités du début à la fin et cela leur a permis de s’approprier les ouvrages étant donné qu’elles en sont les premières bénéficiaires.

Le projet a eu aussi comme subsidu la promotion de la masculinité positive qui consiste à faire une bonne répartition des tâches entre les hommes et les femmes durant le processus de mise en œuvre des activités du village-école assaini.

Equité et Développement Durable

Equité:

La consultation communautaire a commencé dès le début du programme par la promotion du programme à grande échelle, cette promotion du programme a été autre focalisée vers les couches vulnérables et souvent marginalisée de la communauté tels que les peuples Pygmée, les personnes de troisième âge, les personnes à mobilité réduite, etc. A travers les activités de communication interpersonnelle, des avis et opinions de ces catégories ont été organiséex afin d’avoir leurs points de vue sur le programme.

Les chefs des villages et les acteurs d’accompagnement des programmes (ZS, EPSP et ONGs) ont joué leur rôle en s’assurant que ces couches soient représentées dans toutes les réunions communautaires et cela durant tout le processus pas à pas. Au 5ème pas du processus, le plan d’action communautaire élaboré par chaque village a indiqué comment la communauté a pris en charge les activités d’assainissement, de l’eau et de l’hygiène pour les personnes de 3ème âge, les personnes à mobilité réduite et autres, pour assurer que l’assainissement soit total dans le village. Lors de la mise en œuvre des PACs et POMs avons tenu compte des dimensions de mesure de l’inclusion notamment la reconnaissance de la diversité, lever les barrières, la participation dans la prise des décisions et avons encouragé une approche centrée sur les personnes exclues. En agissant de la sorte, nous nous sommes assurés  de l’inclusion de toutes les catégories  tout au long du processus.

Développement durable :

L’introduction de la post certification dans la deuxième phase du programme EVA a été très capitale pour la pérennité et la durabilité du statut dans les villages. Au 7eme pas lors des évaluations finales et planification avant certification des villages/écoles, chaque communauté a été accompagnée pour l’élaboration du plan communautaire et de maintenance (PCAM). Le PCAM prévoit des activités de maintenance de l’ouvrage et de suivi communautaire sur le maintien des 7 normes de certification dans le village. 6 mois après la certification, l’évaluation post certifications seront menées dans les villages afin de s’imprégner du maintien ou de la perte du statut. Dans les deux cas (maintenu/perte du statut), les activités prévues dans le PCOM sont développées par les communautés concernées afin d’assurer la durabilité du statut ou de rattraper les normes perdues en cas de perte de certaines normes de certification. Dans le présent projet, CEPROSSAN s’est assuré et continue le suivi des tous les villages pour une période de 12 mois après lafin des activités pour l’accompagnement des activités complexes, tel que la réhabilitation des ouvrages défectueux avant leur remise définitive à la fin et pendant cette période de garantie de durabilité.

A toutes les étapes du processus, le module de formation de la phase 2 prévoit des activités sur la protection de l’environnement dont : la protection de la nappe phréatique lors de la construction des latrines familiales, scolaires et des puits perdues ;  la bonne gestion des eaux usées issue des canalisations,  la  gestion hygiénique des ordures ménagères et scolaires etc.

Des éléments sur la Mise en oeuvre des Activités

30 nouveaux villages ont évolué du ‘’ Pas six au pas Huit’’ du processus village assaini:

–      Le dialogue communautaire : une activité réalisée au niveau de la Chefferies des Bashu avec toutes les parties prenantes du PNVECSA dans le but de briser la résistance communautaire due aux Maladie a Virus Ebola dans la Zone de Sante de Vuhovi. Nous avons réuni 150 personnes au tour du Chef de Chefferie et du MCZ de la ZS de Vuhovi sur le lancement du projet VECSA en définissant les stratégies pouvant permettre la pénétration des équipes dans les villages ciblés par le PNVECSA.

–      Les visites à domicile : Au cours de la mise en œuvre du projet, 2415 ménages ont été visites ou nous avons atteint 7245 personnes afin de suivre les pratiques d’hygiène et renforcer la promotion de l’hygiène publique.

–      Le briefing des comités villages assainis : 600 membres dont 428 femmes des communautés (villages) cibles en raison de 20 personnes par village ont été briefées sur le processus PNVA ;

–      Actualisation des PAC : 30 séances de revisitassions des PAC ont été tenues dans les 30 villages cibles avec les membres des comités, les capitas et certains leaders ; d’où un effectif de 760 personnes participants.

–      Les campagnes de masse : 5 campagnes de masse ont été célébrées notamment deux campagnes de la journée des toilettes du 19 novembre 2018 et 2019 avec une participation de 1325 personnes dont 708 femmes et, une campagne de la journée de l’eau du 22 mars 2019 avec une participation de 2292 personnes dont 1189 femmes, une campagne de la journée  de l’hygiène menstruelle du 28 Mai 2019 avec une participation de 812 personnes dont 502 femmes (filles) et une campagne de la journée de lavage des mains du 15 octobre 2019 avec une participation de 522 personnes dont 449 femmes. Au total, nous avons atteint 4951 personnes dont 2848 femmes.

La construction des ouvrages d’eau : dans les 30 villages ciblés, 37 sources d’eau potable dont 3 sources avec réservoir ont été construites et sont fonctionnelles, accessibles et durables avec un débit total de 5.99 litres par seconde pour une cible totale directe de 15602 personnes des villages bénéficiaires et/ou de 32 878 personnes habitants les AS ciblées (Bunyuka, Kibwe et Lulinda).

Image: Source simple en Construction en Zs de Vuhovi

6 nouvelles écoles ont évolué du « Pas six au Pas huit » du processus Ecole Assainie :

Les actions qui ont été réalisées pendant la mise en œuvre du projet ont été bénéfiques à plus ou moins   2276 personnes dont 2225 élèves et 67 enseignants :

  • Le briefing des enseignants : 67 enseignants dont 36 femmes ont été briefées sur le processus PNEA et des notions des brigades scolaires ;
  • La construction des ouvrages d’eau et assainissement : dans les 6 écoles ciblées, 54 portes latrines permanentes ont été construites dont 12 portes pour les personnes à mobilités réduites, en raison de 2 portes par école et 6 portes avec un coin de l’hygiène menstruelle pour les élèves filles du degré terminal, en raison d’une porte par école. 4 impluviums ont été installés dans 4 écoles qui accusaient la pénurie en eau pour la propreté de l’école ; il s’agit des EP Bulera, Butondi, Safina et Lume.

Images: Modèle-type Portes latrines Ecole Zs Vuhovi

3 nouveaux  CS ont évolué du ‘’ Pas trois au pas  Huit’’ dans le processus  Centre de santé assaini.

–     Dotations des kits d’hygiène et briefing des hygiénistes : les 3 FOSA ont été dotées en kits d’hygiène et en EPI dans le cadre de la prévention et contrôle des infections au niveau des structures.

–     La construction des ouvrages d’eau et assainissement : dans les 3 CS (Bunyuka, Kibwe et Lulinda : 26 portes latrines permanentes dont 6 portes pour les personnes à mobilités réduites, en raison de 2 portes par CS et 3 portes avec un coin de l’hygiène menstruelle, en raison d’une porte par CS ; des 16 douches durables, 3 zones à déchets à raison d’une zone par FOSA (en compagnie de l’Incinérateur, fosse à placenta et fosse à aiguilles avec broyeur) et 1 Impluvium par structures (3). Les bénéficiaires potentiels de ces ouvrages pour les 3 structures avaient été estimées à 32878 personnes ; alors qu’après les travaux de construction des ouvrages EHA avec une amélioration visible des conditions d’hygiène dans les structures, le taux d’utilisation moyenne a été estimée à 131,2%, soit une population estimées 47712 personnes.

–     Séances de causerie éducative : 36 séances de causerie éducative sur les bonnes pratiques d’hygiène ont été réalisées dans 3 CS ou nous avons atteint plus ou moins 3900 personnes dont 2340 femmes.

–     Redynamisation des comités d’hygiène : 21 membres des comités d’hygiène a raison de 7 par FOSA des 3 CS ont été redynamises et renforcées en capacités sur les précautions standards de PCI, la gestion des déchets et le schéma de transmission des infections nosocomiales et les moyens de prévention.

–     Revisitation des plans d’amélioration des interventions EHA : Avec le concours et l’implication des membres de comités d’hygiène, nous avons revisitée les plans d’amélioration des interventions EHA des CS Bunyuka, Kibwe et Lulinda.

Image Modèle-type Portes latrines Fosa Zs Vuhovi

Quelques annexes

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